
La frénésie des débuts est déjà bien passée. Il semblerait que l'effet de mode de l'exploration spatiale soit progressivement passée d'"extraordinaire" à "banal" depuis 30 ans.
Depuis, l'envoi de sondes vers l'espace et de satellites en orbite se fait plus rare.
Alors, phénomène de mode sur le déclin ou embouteillage en orbite ?
On peut penser que la technologie de l'aérospatial est arrivée à un pallier. Il n'y a certainement plus besoin de faire 50 essaies d'envois pour voir l'engin fonctionner. De plus, les satellites de télécommunications ont une durée de vie plus longue de nos jours qu'aux prémices de l'aérospatial.
Ensuite, l'effet "nouveauté" (mais si vous savez, celui qui fait que nos cadeaux de noël sont géniaux au début mais qui sont progressivement relégués dans la malle à jouet...) joue pour beaucoup. Une fois qu'on a su envoyer des sondes sur d'autres planètes, que fait-on ensuite ? On en renvoi une autre ? Non ... on passe à autre chose !
Les sondes de l'ex-URSS et des États-Unis ont en effet sillonnées un bon nombre des astres les plus proches (lune, mars, vénus, soleil)
Enfin, les priorités de la première moitié de l'exploration spatiale ne sont pas les mêmes que celles de maintenant. Avant les États-Unis et l'URSS s'engageaient dans une compétition médiatico-politique pour s'assurer la suprématie de l'espace. (Guerre froide oblige)
Puis la Russie ne regardant plus le ciel, les État-Unis ont freiné leur exploration.
Le rêve de l'ailleurs s'est transformé petit à petit en une bureaucratie qui étouffe tout essai de projets ambitieux.
Mais avec l'Europe comme challenger de ces dernières années, on imagine très bien la compétition recommencer.
Dans la prochaine décennie, la Chine s'apprête à envoyer des Hommes (les taïkonautes) autour de la Terre, les États-Unis envisagent un voyage vers la Lune et Mars. Sans oublier le tourisme spatial qui décollera bientôt...
N'oublions pas de rêver !



